Unik Ubiks/t

Release date:2014-02-10
Label:Rockerill Records / Love Mazout / Tandori Records
Available formats:
Details:

First release of the band.  Vinyl LP only!!

UNIK UBIK is a fourtet from Tournai/Lille. Including members of Adolina (Tom), Koffeee(Cheb), Louis minus XVI (Djibi) & Maria Goretti quartet (Tom).

cover (Arno2Bal/Farmprod)

http://unikubik.bandcamp.com/

Tracklist:
  1. Topix 05:11
  2. Aldi 04:04
  3. Masive 03:27
  4. Papah 03:19
  5. Kravan 03:20
  6. Serrano 05:03
  7. Waitz 03:21
  8. Majax 04:09
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  • PRESS RELEASE
  • Dirk Weis (Rockerill Records)
  • « La frite est moins chère ». Phrase anodine captée au détour d’un des morceaux de Unik Ubik.  Dans le même temps, essayer de comprendre pourquoi cette phrase vous parle. Tenter d’expliquer pourquoi vous vous dites que cette musique est diablement bonne. Bonne pas parce qu’elle vous décérèbre en trois accords mineurs et fautes de goût majeurs, non, rien de tout ça. Parce qu’elle vous absorbe tout entier par son refus des étiquettes et des convenances. Et quoi ? T’as jamais vu un punk jouer du Miles Davis (période Bitches Brew) à un cocktail lors d’une garden party au Palais Royal ? Et quoi ? T’as jamais imaginé que les Specials auraient pu se réincarner en groupe new-yorkais post arty-post-apocalyptique ? Quoi ? Tu vois pas que ce que recouvre cette dernière appellation ? T’es pas Wallon ou quoi ? Le génie de la mixité musicale, ça te dit quelque chose ? Pas de frontières !  Pas de limites !
     
    Unik Ubik, c’est comme une espèce de pied de nez permanent à l’indigence harmonieuse, à la facilité mélodique. C’est indéfinissable comme du funk joué par Pavement, comme du Stan Getz repris par Dinosaur Jr. Ben oui, désolé, on a repris que les comparaisons les plus commerciales pour faire comprendre au plus grand nombre que le seul moyen de sauver ses portugaises face à la vulgarité sonore ambiante c’était de se plonger dans les oeuvres de ce groupe belge issu de Tournai qui réhabilite le saxophone dans ce qu’il a de plus insurrectionnel et novateur tel un Earl Bostic de la Wallonie Picarde. (Quoi ? Tu sais pas non plus qui est Earl Bostic ? T’exagères !)
         
    Unik Ubik, c’est festif. C’est jazz. C’est déjanté. C’est transgressif. C’est intemporel, au point qu’on va trouver du Magma dans leur « Serrano », c’est dire. Unik Ubik est précieux parce qu’insolent dans son approche, sans complexe et explosée, d’un patrimoine musical aussi riche qu’un actionnaire de multinationale après s’être emparé de ses dividendes. Sauf qu’Unik Ubik n’a pas de compte en Suisse ni de volonté de conserver le système des intérêts notionnels qui enrichit les entreprises. Ici, il n’y a qu’amour de la musique et plaisir de jouer celle-ci au-delà de toute étiquette. Et si malgré tout il fallait coller une de celles-ci à Unik Ubik, ce serait jazz-punk-psychoprogressif à tendance festive. Enfin, plus ou moins.

  • Vers L'avenir
  • DOUR - Vingt-quatre heures avant Skarbone 14, le tout jeune groupe Unik Ubik se produisait dans le cadre un peu plus intimiste de la Petite maison dans la prairie.
     
    Après avoir remporté le Tremplin du Festival de Dour à l’unanimité du jury, le groupe tournaisien avait gagné le droit de montrer toute l’étendue de son talent au public. Une belle récompense pour ce groupe qui n’existe que depuis 10 mois.
     
    Unik Ubik propose une musique melting-pot, rassemblant plusieurs styles : l’afro, le jazz, le punk et une touche de psychédélique. «On est très loin du pop. C’est une musique de musiciens», indique Seb Delay, le guitariste de la formation. «On ne tape clairement pas dans un public de 15-16 ans. On plaira sans doute un peu plus à des oreilles plus aguerries.»
     
    Le groupe s’est formé au Water Moulin en octobre 2012. D’abord avec Seb Delay et Tom Raznor (le bassiste) qui ont été rejoints par Tom D’Hallewin (le batteur) : «On a débuté à trois mais on s’est rendu compte qu’il nous manquait quelque chose. C’est après avoir fait jouer au Watermoulin un groupe lillois dont il fait partie que nous avons convaincu Jean-Baptiste (le saxophoniste) de nous rejoindre.»
     
    Particularité du quatuor, il n’a pas vraiment de chanteur : «C’est le saxophone de Jean-Baptiste qui remplace les paroles, explique Seb. Ceci dit, dans nos nouvelles compositions nous essayons d’ajouter des paroles.»
     
    Unik Ubik vivait à Dour le cinquième concert depuis sa création. On regrettera seulement que le public matinal (13h20) ait été si clairsemé pour les applaudir.
     
    L’objectif de la formation tournaisienne est désormais de tourner un maximum.
     
    D.Vdb.

  • Indiepoprock.fr
  • La barrière est souvent très fine entre le délire arty inaccessible (pour d’autre que des intégristes intellos) et le monument inclassable auquel on adhère d’entrée. Unik Ubik est du bon côté, ouf! Et quel bonheur!!!!!
     
    Peut-être que les nuances psychés sont pour beaucoup dans le liant qui nous évite de décrocher sur les changements de rythmiques. De fait, entre free jazz et math rock, le groupe n’a pas choisi la facilité pour rencontrer son public, qui de toutes les manières, restera certainement confidentiel. Mais quel pied – expression un peu familière, mais parfaitement à propos- de voir s’enchaîner ces 8 titres dans un rythme effréné. Cette urgence renforce l’ambiance de pure folie qui traverse l’album, les nappes sonores s’empilent les unes aux autres dans une conception post-rock de la composition, pour finir sur des changements de cap radicaux mais qui ne déstabilisent pas. Sensation que, souvent, le free jazz ou le math rock provoquent. Fans de Shellac, Zappa, Patton, Grateful Dead et Mogwaï (dans une moindre mesure) trouveront du grain à moudre dans ce métissage parfaitement maîtrisé des styles. On tient d’ailleurs avec cet objet un disque qui rentre dans la catégorie de maîtrise totale accompagnée de fraîcheur et folie exacerbées, qui sont souvent antinomiques dans la musique. Si en plus de cela on rajoute l’artwork génial de la pochette, on sent qu’on évoque une vraie confrérie de fous furieux, funs et fichtrement talentueux…
     
    Il en devient difficile d’isoler l’une ou l’autre des lignes instrumentales, chacune s’entremêlant, se démêlant, se rentrant dedans, guitares, saxo ou basses/batteries se lancent éperdument dans le vide dans des mouvements désynchronisés pour nous livrer un ballet parfaitement homogène comme par enchantement. Une véritable magie habite ce groupe, qui n’a même pas un an d’existence…
     
    Si l’adjectif jouissif avait un pendant musical, il serait Unik Ubik. Alors bien sûr, tout le monde n’aura pas le même flash, eu égard au style musical, mais quiconque a soif de nouveauté et de fraîcheur ne peut se refuser à l’écoute de ce LP, bien que le chroniquer ou même juste en parler relève d’un exercice des plus complexes…
     
    S’il ne devait en rester qu’un titre : démarche impossible, album trop homogène, je n’ai pas dit tout le temps pareil, mais homogène.
     

  • Core and Co
  • En voilà un bel ouvrage bigarré, cuivré et chatoyant ! Tout à l'image de cette pochette, à la Funkadelic ou même Snap ! Fort heureusement, du rap-eurodance teuton, il n'y a rien à retenir ici ; quand à la chose du sieur Clinton, il faut enlever le suffixe Funk ! Vache.
     
    Ce sont bien des couleurs vives qui nous marquent dès la première écoute de cet album éponyme. Un petite quinzaine de minutes, en tour d'horizon, montre déjà des traceurs inhabituels d'une musique assurément aussi cosmopolite qu'aventureuse. L'Afrique Centrale rencontre les Balkans... mince, ce disque ne sort même pas chez Crammed ! Il y aurait même un plan de gratte pécho chez The Cure dans « Majax »... oh oh.
     
    Unik Ubik a vu le jour, quasi, en première partie de The Ex et pour le palmarès, leur cinquième concert les a propulsés en pôle position au Tremplin Dour Festival, dans une belle unanimité. Pensez, si on a affaire à de sérieux clients. Bien sûr ce groupe jeune est composé de vieux briscards.
    On retrouve Troma à la basse et à l'inspiration toujours bouillonnante. Depuis presque 20 ans, ce gars créé un riff et un groupe mythique (trop souvent confidentiel) à chaque fois – inénarrable Fucking Canaries-  ; Seb Dlay à la gratte affiche le même profil, Tom, le compagnon de toujours (ex Adolina) martèle les fûts. Et le trio gaillard s'adjoint un renfort de choix, JB Rubin des recommandables Louis Minus XVI au saxophone.
     
    Pour décrire l'ambiance du projet, les belges ont le sens de la formule - C'est comme une bonne baise avec son ex. Ça fait plaisir de se retrouver, on sait comme fonctionne l'autre et on sait comment se mettre pour plus de plaisir.
    Pour l'histoire, Tom et Troma ont agité le landerneau hardcore du Far West de la Belgique Romane, au début des années 90 avec Always look on the bright side of life. Depuis le trio s'est retrouvé à maintes reprises sous de multiples combinaisons, pour des one-shot ou des projets plus importants (Kofeee, Motocross Jazz).
    Ça ne vous dit peut-être rien comme ça, mais imaginez, des parties d'échangisme incessantes entre les Dwarves, Red House Painters, Half Japanese, Butthole Surfers et Dead Kennedys. Quoi !? Ça s'appelle Alice Donut... ben oui, une des références sûres de Troma.
    Le Tournaisis vibre depuis des années avec ces gars.
     
    Dans cet album éponyme, majoritairement instrumental, le ton décontracté est de mise. Pourtant, ça joue sérieusement et de manière très appliquée. C'est vrai que sur papier, cette réunion de vieux potes auraient pu tourner en une superjam en roue libre et il n'en est rien. Ce disque est intéressant a plus d'un titre.
    On découvre une couleur, un thème, un riff majeur à chaque écoute. Tout est juste dans cet album et la musique n'est pas si évidente que ça. « Topix » justement placé plongera l'auditeur dans le groove blanc présent partout par la suite. Un rôle d'éclaireur qui ne masque pas les riches propositions des autres compositions.
     
    Au titre par titre : « Aldi » nous ramène dans leur jam originelle un peu autocentrée. « Masive », un titre à la The Ex où JB peut s'exprimer dans son apport mélodique. « Papah » l'un des titres des plus puissants et qui inscrit la signature du groupe. « Kravan » s'assoie dans la continuité en mode libéré. « Serrano » et « Waitz » peut-être les meilleurs titres de la plaque pour leur diversité de couleurs. En terminus, « Majax » soit le main-theme de la série.
     
    Unik Ubik propose 8 titres homogènes où le psychédélisme rencontre les Balkans et l'Afro-beat. Parfois, ils se rapprochent de l'excellent World Music des suédois de Goat (sorti en 2012). Mais puisqu'ils sont belges, c'est une fois de plus vers dEUS, particulièrement dans ses multiples digressions que l'on se tourne. Notamment le label Heaven Hotel et les travaux de Rudy Trouvé. Certainement que l'on aime cet album avec ses multiples références, on l'apprécie aussi parce qu'il s'y dégage quelque chose d'unique.
     
    "Eric D-Toorop"


  • Noise'r'us
  • Matez-moi cette pochette !
     
    Unik Ubik propose 8 titres homogènes où le psychédélisme rencontre les Balkans et l'Afro-beat. Parfois, ils se rapprochent de l'excellent World Music des suédois de Goat (sorti en 2012). Mais puisqu'ils sont belges, c'est une fois de plus vers dEUS, particulièrement dans ses multiples digressions que l'on se tourne. Notamment le label Heaven Hotel et les travaux de Rudy Trouvé. Certainement que l'on aime cet album avec ses multiples références, on l'apprécie aussi parce qu'il s'y dégage quelque chose d'unique.

    http://radiokulturanoiserus.blogspot.fr/2015/05/jai-oublie-de-vous-dire-6-travaille-la.html